Le subventionnement économique au cœur du déclin de l’économie

Voilà encore une nouvelle qui me fait grincer des dents à propos de ce qui se passe en France:
L’état subventionne maintenant les entreprises de presse en ligne, ou plutôt, inclus la presse en ligne dans l’aide qui est déjà accordé aux journaux traditionnels. Un exemple parmi d’autres de subventions économiques.

Je ne peux m’empêcher de penser à quel point cet interventionnisme trompe le marché. De manière générale, quand l’état maintient en vie des secteur d’activités de cette manière, ou les aide grassement, il en remet en cause le dynamisme: La compétitivité n’est plus au cœur de l’activité de ces entreprises subventionnées, ce qui remet profondément en question leur productivité. Certains métiers qui devraient disparaître sont maintenus en vie artificiellement*. La beauté de l’économie « libre » est qu’elle se renouvelle en permanence, se modernise, évolue, ceci dans un contexte de marché ou les plus doués réussissent.

Quel message est envoyé ici? Dans un pays sociale, ou les gens râlent et réclament à outrance, le gouvernement se doit d’être équitable car il s’expose à grèves et représailles. Cercle vicieux: On se plaint, on en fait de moins en moins, on réclame des aides qui anéantissent une économie et supprime des emplois, et on se plaint à nouveau pour des plans de licenciement économique ou on ne licencie pas.

Ces donations de l’état seront bien sur à renouveler tous les ans. Donner c’est donner, on en reprendrait bien un peu cette année. La seule chose qui pourrait changer la France sur ce point, à mon sens, serait un cataclysme économique et/ou social d’envergure suffisante pour renverser les logiques profondément encrées dans nos campagnes.

Je pense assez fervemment que la France est une pépinière de talents et d’idées à fort potentiel. Quand je lis ce genre de chose, je vois un pays qui ralenti, se fige, redistribue sur une principe de part égale plutôt que sur un principe de mérite, maintient l’existant, n’évolue pas.

En effet, paradoxalement, le système éducatif Français est extrêmement meritocratique**, mais son économie, son monde du travail ne l’est pas. Cela tient bien sur du fait que la France est un pays franchement social. Je ne sais que penser de cette approche dans un monde qui a fait le choix résolue du capitalisme, du marché libre et de la compétition économique.

* Je suis assez d’accord à vrai dire pour la préservation de certaines traditions, même si elles ne sont pas viable économiquement. Elles le sont souvent en terme de tourisme. Tout un sujet.
** L’idéal meritocratique pure (récompense calibrée à 100% sur l’effort) mériterait (sic) un bémol à part entière, tant il est dangereux. A l’école, l’absence de talent est punis. C’est équitable, mais est-ce égal? Au travail, l’absence de travail et d’effort est toléré. Il y a de tels degrés de récompense du talent et du travail!