Bar and Books

L’odeur de Cigare n’était pas aussi saisissante que je m’y attendais. En rentrant dans le bar, point de nuage lourd plein de cendre pour nous accueillir. Tout juste une odeur chaleureuse: boisée mais fraiche. La climatisation rend l’air frais et du même coup, rend l’endroit respirable. Le lieu est quasiment plein et nous nous dirigeons directement vers le bar, ou deux sièges confortables semblent avoir discuté d’histoire de chaises toute l’après-midi en nous attendant. Il est 6:30, dans le Meat Packing, et J. m’a amené dans un bar à Cigare de sa connaissance.

Pas fan de Cigare, c’est la sélection de whisky qui m’attire dans cet endroit. Et en effet, les bouteilles sont nombreuses et variées. Du Lagavulin quasi-translucide au bourbon ambré, quasi brun, ils sont tous la. Plus ou moins âgés, plus ou moins boisés, fort, tourbés.

La lumière de l’endroit, tamisée, se fait très jolie lorsqu’elle traverse les bouteilles, complimentant les caractéristiques gustatives de chacun d’entre eux par des réflexions, réfractions et couleurs particulières. Cette clarté diffuse a par contre du mal à éclairer le haut des étagères remplis de livres dont les tranches cherchent à témoigner d’une certaine recherche dans la collection. Dorés, bruns ou verts, ces livres ne sont pas la par hasard: D’abord, le style: Semblant inviter les clients à emprunter l’un d’entre eux et parcourir les écrits de grands écrivains américains, européens ou russes, criant a quel point on est bien dans cet endroit cosy. Ensuite, leur nombre, feutre l’ambiance. Les bruits provenant du bar, des clients et de la musique sont absorbés par les milliers de pages pressées les unes contre les autres, entrecoupées de couvertures en carton d’antan. Chacune de ces pages, collectivement, absorbe un peu de l’histoire du bar. Comme si les sons de la discussion que j’ai avec J. enrichissaient les écrits de Tolstoï, Hemingway, Capote et Steinbeck, les saupoudrant d’instantanés de bar et de contemporain.

Un autre endroit a New York: McSorley’s en est le plus vieux bar. En fait de Bar, plus une taverne. On sent l’histoire du lieu quand on y est et y apprécie ses bières. Bar And Books Hudson, le bar à Cigares et Whisky, cherche également à se construire une histoire, mais le tout est un peu trop artificiel. Dans quelques décennies, peut-être, nos petits-enfants seront dans cette même pièce, et retrouveront l’authenticité du vieux et de l’histoire dans le feutrage littéraire des mêmes livres sur lesquelles mon regard vagabonde aujourd’hui.

Maintenant confortablement assis au bar, j’observe la clientèle environnante. Je m’attendais à trouver des brokers bruyants braillant au téléphone toute la journée et venant se chambrer et rire trop fort toute la soirée dans le bar le plus classe et le plus cher qu’ils puissent trouver. Mais ils n’étaient pas la ce soir. A la place, des clients appréciant visiblement leurs cigares et alcools en tout genre. Peu buvaient du whisky, certains étant clairement venus pour fumer une cigarette dans un bar, chose interdite depuis quelques années maintenant. Vue surprenante que celle de ce groupe de femmes, dans les fauteuils présument confortables à dossier haut du fond du bar, tirant sur des cigares plus larges que mes pouces. Parsemant le bar, des hommes seuls, plus ou moins vieux, eux aussi appréciant leur cigare, lisant pour certains, s’imprégnant simplement du décor et de l’ambiance pour d’autres.

Le barman semble user de son expérience quand il tend à J. le menu des cigares, et a moi, le menu des whiskys. Je dois avoir une tète d’alcoolique. C’est surprenant, j’aurais juré que je ressemblais à un fumeur de cigare. Mon choix est vite fait: Un Balvenie 21 ans d’âge. Single Malt dont la bouteille vaut $150 en magasin, mais dont le prix au verre est ici raisonnable. J. choisit également son cigare. Je suis incapable de dire de quel type il s’agissait. Il était en tout cas généreux, large, surement très confortable en main. Tel un gros stylo Mont-Blanc produit une écriture chaude, généreuse et fluide, ce cigare projetait des images de fumée large et intense, suivant le rythme du courant d’air a sa propre manière, par opposition a une frêle Marlboro d’adolescent qui se laisserait consumer par les appels d’air environnants, virevoltant sans personnalité.

J. accompagne son cigare d’un verre de vin. Nous trinquons. Nous parlons. J’apprécie toute la technique nécessaire dans l’humectage, le coupage et l’allumage du prolongement végétal sans vie de la main gauche de mon interlocuteur. Il me parle de son historique de fumeur de cigare, familialement cultive depuis tout jeune. Les trois parties de son cigare se consument durant notre discussion. Trois parties aux gouts différents dans un cigare !? Je crois que je n’ai jamais fini la première partie d’un barreau, nauséeux et dégouté avant le premier tiers.

Nous faisons un bout de chemin en direction de la station de métro, et nous séparons. J’arrive a la bonne seconde pour sauter dans le train en direction de Hoboken, et repense à cette page d’histoire sans prétention de Bar And Books que J. et moi avons imprimé très subtilement de nos voix sur chacun des livres des étagères-tapisseries.

Saloperie de riviere

Ma main faisant des allers-retours incessants du sac en plastique a ma bouche, ma soif ne se fait que plus intense. Merci Costco.

Costco, c’est un supermarché quivend tout en gros aux Etats-Unis. Enfin tout, ils vendent surtout les grosses marques en pack de 12, 24 ou 56. Nous y achetons du PQ tous les 6 mois, et des sacs poubelles 1 fois par an. C’est dire. Il est facile d’y acheter trop. Et je suppose que c’est une des raisons pour laquelle le magasin fonctionne si bien: Nous vendant un pack de trois bouteilles de ketchup ENORME, dont deux vont finir a la poubelle car périmé avant même leur ouverture, le magasin met la société de consommation au carré. Pirouette mathématique: La consommation tant américaine est exploitée dans le fait d’acheter acheter acheter toujours plus, et pour couronner le tout ce qui est acheté n’est pas forcement mangé. Donc il faut racheter du Ketchup.

Nous étant fait avoir une fois, et étant des consommateurs avertis, nous prenons garde à n’acheter que des produits que nous consommerons pour sur. Comme ce sac de 2kg de pistaches au sel et au poivre. Première fois que je mange des pistache qui non contente d’être salées, sont en plus un peu épicées. Elles sont excellentes, et me donnent soifs. Problème, je ne peux pas boire en ce moment. Je joue au poker en ligne. Tao Of Poker fete ses 5 ans et le gagnant du tournois organisé sur PokerStar recevra en plus un ticket d’entré pour un tournois a $5,000 au Borgata de Atlantic City. La porte a cote, et peut-être le début d’une vrai carrière dans le poker.

Je ne peux donc pas m’extraire de la partie afin de me servir un verre d’eau, ce serait prendre le risque de rater la prochaine main, celle ou je me retrouver avec deux As dans la main. Ou plutôt sur l’écran.
Concentré au possible, c’est-à-dire pas si fort, bien installé dans mon canapé, ma main se dirige inlassablement vers le paquet de pistaches, en déshabille une de sa carapace immangeable, et la dirige dans ma bouche. Pas trop sèche, pas trop salée, un peu poivrée. Je ne me permets même pas de passer le temps a m’intéresser a l’occasionnelle graine toujours fermée et la jette directement.

Je gagne des mains, fait de bon move. Ma pile de 1500 jetons, que j’avais au départ, est maintenant haute de 2700 jetons. Pas trop mal après 20 minutes de jeux. 518 personnes au départ, il en reste un peu plus de 400. Je suis bien place. Je reconnais, sur les ~45 tables du tournois, quelques noms de bloggeurs joueurs de poker célèbres: Lucko, HighOnPoker, MiamiDon, DrPauly, etc. Ces gens la jouent bien. Pour le moment ma table est plutôt facile, mais je sais que sur la fin du tournoi, la compétition sera plus rude.

Les mains s’enchainent, je mise avec ma première paire d’As, personne ne call, ma paire n’aura pas servi a grand chose.

Quelques mains suivantes, j’ai une paire de rois. Plutôt sympa. Je suis juste à cote du dealer, je serais donc un des derniers, sinon le dernier, à parier sur les différentes cartes qui tombent. Un joueur raise a 300 (Les blinds sont à 50). Un autre, qui a une pile de ~4300, call. Je raise a 900. Un joueur avec une petite pile de ~300 jetons se met all-in, puis tout le monde se couche, sauf celui qui avait caller la première mise de 300.

Nous somme donc trois à voir le flop, dont un joueur all-in. Ce flop tombe 10 4 5. Plutot bien pour moi, qui craint évidemment un As qui pourrait fournir une paire plus haute que la mienne. Le joueur all-in n’a pas la possibilité de dire quoi que ce soit bien sur, et le deuxième joueur check. C’est à mon tour de parler. Souhaitant me débarrasser du deuxième joueur, qui pourrait être dangereux s’il obtient un brelan, deux paires, une suite ou une couleur, je mise 1000. C’est une bonne partie de mes jetons et des siens, je ne vois pas quelle espèce de main pourrait le pousser a caller. Peut-être une paire de 10, de 4 ou de 5 qui lui aurait fournis un brelan. 4s et 5s ne sont pas très plausibles: Il n’aurait pas caller la raise de 600 avant le flop.

Il se met all-in. Pensant être fort a ce moment la, je call, et suis all-in immédiatement. Le joueur qui était all-in depuis le début de la main montre un pair de 8. Dommage. Celui en face de moi montre 9 et 10 de carreaux. Super! Ma paire de Roi gagne car le mec en face est un idiot. Le turn tombe As, la river, cinquième et dernière carte, est un autre 10 pour le brelan. Je suis éliminé du tournoi.
Il faut m’expliquer comment un mec avec 9 et 10 de carreaux, en middle-position, fait pour appeler un raise a 300 alors que les blinds sont a 50, et ensuite CALL UNE RAISE DE 600 de quelqu’un qui manifestement a une grosse paire (Je joue plutôt tight depuis le début du tournois, il était évident que je ne bluffait pas.), dans la main et dans le slip. Pour couronner le tout, cet abruti a quand même réussi à raiser ma mise de 1000 post-flop avec une paire de 10 ! Une paire de 10 ! Alors que FORCEMENT j’avais une meilleure main.

A cause d’un con qui ne sait pas jouer, je sors ~298 du tournois. Pas de Borgata, pas de tournois de professionnels pour moi. That’s poker. Une grosse partie du poker, c’est du gamble, du hasard. On se doit d’accepter ces bad beats car elles font partie du jeu et de ses statistiques. Néanmoins, ca laisse toujours un gout amer dans la bouche.

Les pistaches ne me faisaient plus envie. Je suis allé boire un coup d’eau, et suis allé me coucher.

Je joue manifestement mieux en casino. Surement les pistaches.

Hier soir, j’ai reçu ceci: [http://www.amazon.com/Adapter-Wardriving-Extension-Strongest-Market/dp/B000QYGNKQ/ref=sr_1_7?ie=UTF8&s=electronics&qid=1218031191&sr=8-7]. Je vais brancher ce petit boitier sur mon PC de salon, et pouvoir pirater la connexion de mes voisins pour downloader a volonté sur le réseau bitorrent. Voyez-vous, j’ai reçu dans le passe un certains nombre de courrier de mon fournisseur d’accès m’indiquant qu’il faudrait que j’arrête de télécharger des films. Alors arme de mon Ubuntu, j’ai scanne les réseaux wifi de mes voisin, ai cracke 3/4 clés wep et roule ma poule comme on dit par chez moi. Enfin, du téléchargement sans risques. Certes si je me fais prendre en train de pirater la connexion de mes voisins, j’irais faire un tour en prison. Mais bon, ca me laissera du temps pour lire des livres de poker.

Bon vent !

Like a Virgin

Premier article sur un blog tout neuf. Il a fait du bon boulot monsieur 360. Ca sent encore la peinture toute fraiche et enivrante mais on s’y fera.

Aujourd’hui pour changer je n’ai rien à faire. Je bosse dans cette nouvelle boite depuis un peu plus de 6 mois maintenant, et je ne fais rien de mes journées. Elles se suivent, se ressemblent, et je déprime.
J’entends littéralement le son de mes propres neurones qui se désintègrent les uns après les autres, faute d’être sollicités. Tels des muscles immobilises qui s’atrophient, mon cerveau se repli sur lui même, ne conservant que les fonctions vitales. Manger. Boire. Dormir.
Je fais ce que je peux pour apparaitre disponible, je me montre volontaire quand il y a quelque chose a faire, je vais voir mes collègues, mendiant une once de bout de travail a faire, mais rien n’y fait.
Je ne sais pas si c’est le fait que tout le monde travail dur et jalousement en vue des bonus de fin d’année, gardant ce qu’ils peuvent pour eux, ou si c’est le fait de travailler dans une entreprise qui a trop d’argent et trop d’employés. Dans les deux cas, je ne fais rien. Dans les deux cas, pop! le neurone.

Mais dans un peu plus d’une semaine, Vegas. Une virée entre pote, 4 jours de détente alcoolisée, d’euphories digestive et je l’espère de rigolade incontrôlée. Perte de contrôle. Le Vegas du cinéma. 4 jours à faire ce que l’on veut, sans limite. Perte de contrôle. Aller et venir de bar en casino en chambre d’hôtel en buffet en bar en club. Contrôle minimum plutôt. Le contrôle de moi sous l’effet de l’alcool. Les neurones qui ne font que poper un peu plus rapidement, l’enivré moi n’en ayant vraiment, mais alors vraiment pas besoin. Boire. Poker. Manger beaucoup. Dormir un peu. Les fonctions vitales d’un séjour à Las Vegas.

Le week-end fut plutot correct. Samedi après-midi, pub crawl dans Hoboken pour un anniversaire. On a rejoint la troupe au Bahamas Mamas, endroit favoris de CoAX. Il fallait se battre pour obtenir ses bières ($1, prix spécial du samedi aprèm), après 10 minutes au bar j’ai compris qu’il fallait tendre le billet devant le nez du barman. Ahah il me restait un billet de $50, rescape de la session de Poker à Atlantic City la semaine précédente. Il a correctement représente son then-maitre au bar (comprendre, les minettes en compétition, avec leur $10 faisaient pale figure), et j’ai pu payer mes $12 de bière + $1 de tip pour l’encule de barman au t-shirt noir moulant qui nous a chasse du fond du bar par la suite. “Vous pouvez pas rester la, c’est fermer” … euh c’est a dire qu’il n’y avait pas de porte entre cette section et l’autre t’sais. Un coin du bar réservé pour un VIP du NJ je suppose. Nous sommes partis assez rapidement, plus joyeux qu’en rentrant. Nous avons salué le videur bodybuilder qui avait vérifié notre âge en rentrant. Son torse apparent (col en V oblige) était toujours bien rasé, toujours plein de coupures et de naissance d’infections cutanées la ou les poils repoussent.

Bref, nous nous sommes diriges vers un autre bar, le Dubliner. Sur le toit, c’était plutôt sympa. Nous avons mangé de la finger-food, et CoAX a rejoint le groupe. Malheureusement, nous sommes arrives trop tard pour bénéficier des 5 coronas a $13. Bilan, nous en avons payer 15 pour $82.5. $5.5 la coro. Prix un peu cheloud quand même. Quel espèce de bar charge $5.5 pour une bière en bouteille. C’est 1. Cher pour Hoboken 2. Pas pratique comme prix. Peu importe, l’endroit était sympa.

Direction le Trinity, au bord de la mer. Tournee de wiskas. Tournee de wiskas bis. Good time. Good laughs.

Boom direction chez la birthday girl – Quelques verres, du saucisson (!). V. et moi partons rapidement. Direction Arthur’s Tavern, la steakhouse de Hoboken. Je commande un steak et un coca, V. une soupe a l’oignon. Il ne se déroule pas plus de 18 minutes entre le moment ou nous nous asseyons et celui ou nous sortons du resto. Je lui ai fait la peau, au bœuf déjà mort qui se trouve dans mon assiette. Et c’etait booonnnn

Je pense m’acheter le nouvel iPhone. 5 heureux de queue à un apple store, ou 10 jours d’attente si je le commande a ATT. Je suis trop vieux pour aller à l’apple store.

Hier dimanche, nous avons visites quelques appart, et avons regarde le premier DVD de la première saison de How I Met Your Mother. C’est pas mal. Rigolo, un peu witty, et ca se passe a NYC, avec des références multiples a la vie New Yorkaise. Le soir, V. a cuisine ses fameux Hamburgers. Elle en a fait 4, en a mange 1, je vous laisse faire la soustraction. J’ai comaté devant Unforgiven. Vraiment, Clint Eastwood il a une tête de badass. J’ai aime ce western ou le héro n’est pas forcement le plus fort. J’ai aime ce que j’ai compris comme le message du film: On est toujours un peu le même, mais l’amour peut vous faire vous transformer pour le mieux. Mais on est toujours un peu le même. C’est ce que j’ai compris.

Bon vent.

Je vais me contenter de clicker droit sur les mots soulignes de rouge par Word. Si vous n’aimez pas les fautes d’orthographes, vous pouvez toujours faire un tour du cote du blog de Maitre Capelo.