Driven my way

J’ouvre les yeux un instant. La lumiere semble se faire dans mon esprit, un instant vrille par l’activite environnante. Je decide que non, vraiment, ca fait trop de chose qui tournent, vont vites, et s’entrechoquent. Alors je les referme doucement, comme pour menager mon esprit de cette transition douloureuse (parfois)



Je regarde ce qu’il y a autour de moi. Mon esprit. Mon etre limite par la non vision de ce qui l’entoure a quelque chose de vibrant. La vue, supprimee, l’ipod sur les oreilles, les sens qui me restent ne suffisent pas a me sortir de ma torpeur.



Une semie-ouverture m’indique ma position.



J’ecris ces lignes en attendant le coup de fil du bien.



Retour dans ce sommeil demi eveille a la seconde de la fermeture.



Longue ligne droite synonyme de la fin, dommage, on aurait bien poursuivi l’experience.



Et dehors la sirene qui n’en fini pas. Toujours la meme, celle des urgences et des vies a sauver.



Quelques lezards plus tard, et c’est l’ouverture forcee. Un jour je resterais la, a doucement somnoler. Et je me demenderais ce qui m’arrivera sans vraiment m’en soucier. Fuck it. Les portes s’ouvrent, et je ne peux vraiment faire autrement que jaillir du bus lit.

A Port Authority, New York, il est 7:40 du matin, et la journee commence.

Je rejoins ce building et m’y enferme pour la journee, avant de retourner somnoler dans le bus du soir.



Bus du matin prolongement de mes nuits, bus du soir prolongement de mes journees.

La journee ne commence que quand on quitte le bus du matin, et la nuit ne commence que quand on quitte le bus du soir, enfin, de la nuit, comme ce soir par exemple.



A cette heure, elle appellera pas, allons prolonger la nuit en somnolant un peu plus. En plus j’ai faim

Samedi matin, au boulot!

Je suis arrive a 8:50 ce matin.

Et ce matin, c’est samedi.



On va tester le DRS (Disaster Recovery Site). C’est perdu dans le New Jersey, on prend le bus a 10:00 pour aller la bas.

Le but d’un DRS, c’est de prevoir ce qui va se passer si le site principale (1221 Avenue of Americas, New York) vient a tomber. Attaque terroriste, panne de courant, etc.

Le but, c’est de preserver l’argent de la compagnie.

“In case of a terrorist attack, the survivors must go to the DR Site as soon as possible.”



Je trouve ca un peu affreux.



Et surtout, qu’est ce que c’est chiant – Un samedi putain!

Un sourire et puis s’en va.

Rayon de soleil. Doucement bercant, courbant l’horizon quand mes yeux sont a hauteur de sable. Douce sensation de demi-sommeil. Bruit autour, calme interieur. Les cris qui me sortent de la torpeur dans laquelle j’ai manque de tomber. Un enfant vient de pietiner les pates d’un autre. La mere trop bonne, n’en blame pas un en particulier, mes les deux a la fois. Apprenez a vivre ensemble.

Rayon de soleil. Jete sur le lit ce dimanche matin, torpeur qui se veut matinale. La tranquilite d’un dimanche matin oisif. Le soleil rechauffant la couche toujours chaude. Brillant qui eveille en douceur. Parfois, l’odeur du cafe se diffusant dans toute la maison. Et toujours ce soleil sur les mollets decouvert a ce propos.

Rayon de soleil. De ville. Les odeurs accentuees, les bonnes et les mauvaises. Prendre le soleil en se tournant vers les vitrines. Une ville qui grouille et renait. La neige n’est plus.

Toi dans l’ombre, tu ne connais pas ca. Toi dans l’ombre, tu ne prend pas le temps de l’apprecier tel les vegetales. Au moins.