vieux vieux mots

C’était le jour que sa mère redoutait tellement, celui dont elle parlait lorsque il y avait les actualités a la télé. Il ne savait pas vraiment ce qu’elle disait, mais c’était à chaque fois devant la télé. Le pire c’est qu’elle disait ca avec la voix de la peur, celle qu’elle avait eu le jour ou il était tombé dans l’escalier, celle qui lui avait plus peur que sa chute elle-même. Mais ce jour la elle avait retrouvé sa voie si douce tout de suite après.

Cette simple pensée le fit fondre en larme. C’était avant, quand sa maman était encore la pour lui parler. Il l’écoutait toujours quand elle parlait devant la télé, il savait que c’était quand elle se parlait à elle-même qu’elle disait le plus de choses vrai, et puis des fois elle disait des gros mots. Il aimait la manière dont elle essayait de parler d’autre chose tout de suite après, comme pour effacer ce qu’elle venait de dire comme lui effaçait ses fautes avec son blanc.

Mais a présent il n’avait plus envie de savoir, de comprendre, il voulait simplement sa maman, pouvoir se blottir contre elle et lui laisser prendre les décisions, qu’elle lui dise quoi faire. Sa chaleur. L’odeur de ses cheveux. Ses baiser si doux dans le coup, ceux dont il avait si honte a la sortie de l’école devant ses copains, il en avait envie.

Mais plus jamais il n’allait vivre ca, et il en avait parfaitement conscience. En quelques heures son univers s’était écroulé. Et il avait tellement faim.

Il voulait leur crier dehors, a quel point il avait faim.

Mais il ne pouvait pas sortir, sinon ils lui feraient ce qu’il avaient fait a sa mère et a son grand frère.

Ils le cherchaient pourtant, mais il était bien caché. Sa mère l’avait déposé dans le placard sous l’escalier de l’immeuble en lui disant de ne pas bouger, que tout se passerait bien

Dans un souffle du vent sur ton cou je serais là.

Mais il avait bien vu ce qui s’était passé, à travers la porte du placard entrebâillée. Elle ne reviendrait plus. Il avait vu les hommes en noir l’attraper, avec son frère. Mais ils étaient si petit, si fragiles, et eux si grand et si nombreux. Ils les avaient attrapés et avaient joués avec eux, joués. Il les avait vu, entre deux marches, prendre son grand frère et se le jeter, son grand frère qui se moquait de lui quand il faisait au lit.

Ils l’avaient placés au milieu d’eux et…

C’était trop dur, trop dur d’y repenser.

Quant a sa mère, il ne savait pas exactement ce qu’ils lui avaient fait. Ils l’avaient emmenées la haut, dans leur appartement et il l’avait entendu crier, crier tandis que d’autres hommes encore montés là-haut. Puis elle s’était tu.

Et il savait parfaitement pourquoi elle ne disait plus rien, il avait vue le sac en toile de jute que les hommes en noir avaient descendu, ce sac qui semblait lourd et mou. Il les avaient vue le jeter dans l’escalier, le monter dans un camion déjà plein d’autres sacs.

Tout seul. Il n’était pas très fort a l’école, mais il savait pourtant qu’il serait seul pendant quelques temps, tout seul. Son père était un beau marin que sa mère avait rencontré et il était souvent en mission car il était chef de bateau. On lui avait dit un jour a l’école que c’était pas vrai, que son père était parti.

A présent il avait compris que sa mère lui avait menti, en quelques heures il était devenu si grand, et pourtant il n’avait même pas bougé de sous l’escalier.

Au fond de lui il attendait encore que sa mère l’appelle pour dîner. Il avez bien essayé de fermer les yeux et de les rouvrir longtemps après en pensant très fort, mais ca n’avait pas marché, tout était pareil et lui toujours dans le placard.

La poussière lui brûlait les yeux, qu’il gardait ouverts même si maintenant il faisait trop noir pour voir quoi que ce soit. il sentait des bêtes courir tout autour de lui, il y en avait même une qui lui était passée sur la main, mais il ne fallait pas crier. On pourrait l’entendre, il avait même peur de la concierge, Mme Santini, qui lui donnait des sucettes quelques mois auparavant, mais qui était devenue si mauvaise.

Tous les gens qu’il connaissait étaient devenus mauvais. Il avait été exclu de l’école, ou plutôt on l’avait obligé a partir, les autres petits garçons et les maîtresses étaient aussi mauvais, ils l’insultaient et le battaient.

En l’espace de six mois les choses avaient changées d’un coup, mais les grands disaient que ca faisait longtemps que ça couvait, au moins avant le grand bug. Il n’était même pas né a ce moment là.

Et maintenant, quelques chose qu’il ne connaissait pas, quelque chose à qui il n’avait rien fait, lui, petit garçon de 7 ans, quelque chose le faisait souffrir terriblement.

Les hommes en noir. Ca ne faisait que depuis quelques mois qu’on les voyait, et ils étaient méchant, c’était a cause d’eux qu’il ne pouvait plus jouer dans le petit parc avec la fontaine au pied de l’immeuble. Il l’aimait tellement cette fontaine, on y voyait des arc-en-ciel par les longues journées d’été. Les hommes en noir avaient saccagés le parc en y faisant cuire de la viande, ils avaient tués les arbres pour prendre leur bois.

Mais il savait que ce n’était pas que de la faute aux hommes en noir, que les hommes en noir n’étaient que des pantins.

C’était la faute au corbeau, comme disait sa mère devant la télé, et a son copain, l’homme avec l’œil bizarre.

Juste parce que sa peau était plus sombre que la leur.

mots

Il se donne le mal qu’il faut pour paraitre.

Pour faire croire qu’il en est peut-etre

Parce qu’il a honte de ce qu’il est vraiment

Parce qu’il a honte de ce que pensent les gens

Il fais l’effort tous les matins

De se raser impecable

Parce que c’est a ca qu’on les reconnait

Quand dans la rue on les croise

Il fait l’effort tous les matins

D’enfiler des chaussures convenables

Parce que c’est a ca qu’on les reconnait

Quand dans la rue on les croise

Il sait plus que tout le monde

Que l’habit ne fait pas le moine

Et que ce ne sont que des apparences

Car comme tous les soirs

Il dormira sous un pont

mots

Je suis le Roi de la pluie
Celui qui fait la pluie et le beau temps
Je suis le Roi de la pluie
Celui qui decide s’il neige ou vente

Je suis le Roi de la pluie
Celui qui vient quand on ne l’attend
Je suis le Roi de la pluie
Celui qui ne vient pas quand on est en attente

Mais ce que vous ne savez pas mes braves gens
C’est que je suis aussi celui qui declenche les larmes
Alors dansez sous ma pluie
Et je ferais en sorte que les votres soient de joie.

Ca n’arrive pas qu’aux autres

Tu te reveilles un matin, et une chose affreuse s’est passe. Tu t’en veux peut etre un peu de ne pas avoir fait attention, d’avoir trop longtemps penser que ca n’arrivait qu’aux autres. Mais dans ce cas, on ne peut rien y faire. Tu ne pouvais rien y faire.

La douleur, la souffrance, la revolte. Ce n’est pas la que ce qui te reste. Ces images, ces sons qui resonnent affreusement dans tes oreilles a present sont aussi ce que tu as de plus precieux. Ce qui les a fait eux, ce qui te fait toi.

Tu es eux. Tu as vu le meilleur en eux.

Ca ne passera pas. Tu vas le garder. Le temps est impuissant face a ce genre de douleurs.

Mais il y a une chose que tu vas arriver a faire. Vivre. Pour eux, pour toi. Parce que tu le sais bien, c’est heureux qu’ils t’aimaient. Ce sont tes rires qui provoquaient les leurs.

Le lien n’est pas brise.

—-

Oh pas de problemes pour moi. Tout va bien.

Juste la constatation de la tendance naturelle a s’impliquer dans la douleur des autres, sans cependant etre d’aucune aide possible.

mots

J’attends que l’eau bout et je déprime. Je regarde par la fenêtre en surveillant la vapeur qui sera signe du temps de mettre les pâtes a l’eau, et ce que je vois ne me donne pas envie. Des gens qui sortent du travail, des gamins qui hèlent des gamines, découvrant le jeu de la séduction. Tout cela ne me donne pas envie. Tout cela me déprime. Une famille. La mère poussant la poussette du petit dernier.

Ca ne me donne pas envie.

J’attends que l’eau bout.

Et je n’ai envie de rien.

Quand on a trop attendu, on n’attend plus. On se persuade qu’il y a encore de l’espoir, mais c’est se mentir a soi même.

Le plus terrible c’est d’être spectateur de soi même. Spectateur de soi même en train d’attendre que l’eau bout.

Pas de future. Même pas d’horizon glorieux dans sa tête. Prise de conscience que ça n’arrivera jamais. Que c’est pour les autres. Les ados qui découvrent la vie, la famille épanouie…tout est pour eux. Je n’ai rien ni n’aurais rien.

Pas même de la tristesse. Juste un sentiment désabusé sur nous même et cette vie la, qui jamais ne sera accessible. La vie des rires et des gens heureux.

Pas pour moi. J’en ai trop vu. J’en ai trop compris. Trop vécu.

C’est fini. Je sais quels ont mes problèmes, mais je sais qu’il n’ont pas de véritable solution.

J’attends que mon eau bout et c’est tout. Je n’aurai rien d’autre.

Quel autre je veux d’abord?

C’est le week end!

Aujourd’hui, au boulot, c’etait un jour sans.

Et quand je regarde la semaine que je viens de passer, toute la semaine c’etait sans.

Mais je n’en donne pas une merde.

C’etait sympa la soiree de ce soir. Bon, j’ai pas recupere de numero de telephone, mais quand meme, c’etat cool. La proportion de nanas sympas ete assez forte. Genre avec CoAX on a estime que yavait 2 filles pour un mec, et que parmis les gonz, 90% etaient au moins “Mignonne”. Au moins.

On nous a balance quelques stereotypes sur les francais, mais rien de mechant. On a rencontre Patrick Swayze, ou un cousin a lui. D’ailleur la fete c’etait chez lui! Enfin ca on savait pas au debut…

T’en veux du vrac?

-Le travail c’est super

-J’hesite entre l’ipod et le lecteur Dell

-Il fait froid

-Deep Purple c’est trop bien

-La Salsa ca se danse a deux

-La Salsa c’est mieux quand la deuxieme personne c’est danser

-Je ne sais pas danser la Salsa

-La Taupinerie du jour concernait le “..”

-Six Feet Under n’as toujours pas repris

-On ne trouve que ce qu’on cherche

-La chance on en a pas toujours

-Roni Size je sais pas qui c’est

-Naked Cowboy n’est plus sur Times Square

-Enfin depuis que j’y passe tous les matins (depuis debut Janvier quoi)

-Les hotels c’est cher a NY

-Cubasis VST c’est dur a trouver

-SNMP n’envoie qu’une somme depuis le lancement de la machine

-Pour utiliser SNMP avec PHP, faut recompiler PHP avec une option a la con

-./configure c’est beau

-Pocomail est mon nouveau client mail

-Merci CoAX d’ailleur

-Je serais pas sortie du ptit menu de gauche grace a ce blog

-Faut que j’aide CoAX a faire la quiche

-Faut que je m’achete des fringues

-Et que je porte mes chemises au pressing

-Deep Purple c’est toujours bien

-Les Diner ca tache

-50 lignes de codes en une journee est une bonne moyenne

-Les bridges arretent pas de tomber

-Les logs RTGEN c’est vraiment tout pourri

-La censure c’est pas bien dans l’absolu

-Mais elle est parfois necessaire en un sens

-Mais le mieux c’est de ne pas a avoir a l’exercer

-Comment c’est banal ce que je dis

-Mes parents viennent fin Mai

-J’ai une envie de Sweet and Sour chicken

-Pas de quiche, merde

-Je veux du soleil

-Je veux une nouvelle guitare

-The xp est moche

-Desole, je devais le dire

-Je vais coder un client mail qui va detroner Outlook Express, Eudora, Thunderbird et Pocomail

-Ou un morpion

-Je sais pas encore

-J’ai froid dans ma maison

-Vomir c’est pas marrant

-Ma souris au boulot marche mal, et a chaque fois que je montre ca au mec de la maintenance, elle marche bien

-Je n’ai toujours pas de deuxieme ecran

-Faut que je recommence a ecrire

-Je sais pas ce qui m’a pris de commencer a ecrire ce blog

-Deux lignes plus haut, je voulais dire “Faut que je recommence a courir”. Surement un lapsus revelateur

-Child In Time dure 10min19sec

-Cul de Race

-array_unshift est le contraire de array_push

-12 personnes utilisent ce que j’ai fait au boulot (Logs Apache a l’appuie)

-Bon alle je vais faire la quiche avec CoAX.